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jeudi 15 mai 2014

Toshiba futur concurrent de Bonduelle ?

Toshiba Corporation, l'entreprise industrielle japonaise, a annoncé investir dans des usines de production de légumes (lire le communiqué de presse en anglais).

Pas de pesticide dans une production de légume dans des conditions quasi aseptique. Une première usine est implantée dans la préfecture de Kanagawa au sud de Tokyo. L'entreprise espère réaliser un CA de 300 millions de yens par an (environ 2.15 millions €). L'entreprise possède une expertise dans l'utilisation des salles blanches. Celles-ci sont utilisées dans la production de semi-conducteurs et l'assemblage de produits électroniques de précision. Ce site de production intègre les technologies innovantes dans l'éclairage, le contrôle thermique, les flux hydriques, etc. Toshiba Corporation indique ainsi promouvoir de nouveaux concepts fondés sur l'intégration de technologies connues afin de produire des solutions dans plusieurs industries, dont l'agriculture (un concept économe en ressources hydriques).

Mizuna
L'entreprise va servir les marchés locaux en salades, feuilles d’épinard, Mizuna, etc. Elle indique également s'intéresser aux légumes fonctionnels riches en polyphénols ou en vitamine C. La technologie aseptique permet de préserver la fraicheur et la durée de vie des légumes, lesquelles sont principalement affectées par la présence de germes. 

Vous trouverez dans ce blog plusieurs billets sur les fermes urbaines (par exemple, celle de Pasona). Ce billet est également en mettre en relation avec un billet sur la relation entre la démographie agricole et l'industrialisation de la l'agriculture.     

Le premier ministre Japonais a visité au pays-bas des fermes industrielles lors de sa récente visite en Europe (au début du mois de Mai 2014).     

lundi 30 septembre 2013

L'agriculture Urbaine - un exemple Japonais

Notre représentation de l'agriculture urbaine est souvent composée de petits jardins sur les toits des immeubles ou d'un magasin, ou bien encore localisés dans une friche industrielle. Les jardiniers sont des amateurs ; la vocation du potager est probablement plus sociale qu'industrielle.





L'entreprise japonaise Pasona a simplement intégré une ferme dans ses bureaux. Plus de 4 000 m² sur les 20 000 sont dédiés à l'agriculture. Mais, la ferme est en fait intégrée. Lorsque l'on parle de circuit court, ici le circuit est vraiment court : les produits de la ferme sont cuisinés dans les restaurants de l'entreprise. Les technologies mises en oeuvre sont des plus modernes et elles s’intègrent parfaitement dans le design des espaces.  




L'association des diplômés de l'ESSEC organise le 15 octobre prochain une conférence sur le rôle du design dans le processus créatif de l'entreprise.... Cette conférence est organisée en partenariat avec la maison de la culture du Japon... et l'un des dirigeants d'une entreprise japonaise parlera du rôle du design dans l'entreprise japonaise.

mercredi 21 novembre 2012

Les Pâtisseries de Kyoto à Paris...

La maison de la culture du Japon à paris nous convie le 6 décembre prochain (16 heures) à un atelier sur les pâtisseries de Kyoto. Deux chefs réputés vous montreront comment réaliser ces pâtisseries...  avant de vous proposer de passer à l'acte, puis de les déguster accompagnées d'un thé vert.

Site de la Maison de la culture du Japon à Paris.

dimanche 18 novembre 2012

Atelier de Culture Culinaire de Niigata


La maison de la culture du Japon à Paris propose le samedi 24 novembre à 13 heures un séminaire culinaire. A l'honneur la culture culinaire de la région de Niigata. Le chef Moritomo fera une démonstration de la cuisine de cette région et de pâtisserie à base de riz. Une petite dégustation clôturera ce séminaire.

Lien vers le site de la maison de la culture du Japon à Paris.

lundi 27 février 2012

JCCU - Découvrir les coopératives japonaises de consommateurs

JCCU est l'acronyme de Japanese Consumers' Cooperative Union (la fédération des coopératives de consommateurs japonais). Le concept a été inventé autour des années 1920 dans la région de Tokyo. Des consommateurs se sont regroupés pour acheter différents types de produits. Mais c'est dans les années 1960 que les coopératives japonaises d'acheteurs ont véritablement pris leur envol avec deux objectifs : lutter contre l'inflation et pour réduire la place des produits chimiques dans l'alimentation, qu'il s'agisse de pesticides agricoles ou additifs alimentaires. Aujourd'hui, ces coopératives se développent à nouveau. On estime que 30 % des foyers japonais font partie d'une coopérative.

Une coopérative est une entreprise. Elle est la propriété de ses membres. Ceux-ci utilisent par ailleurs ses services. Les coopératives ont un objet précis, mais plus généralement elles ont pour objectif de maximiser le bien-être de leurs membres, économique ou social. Contrairement aux entreprises privées dont la gouvernance est organisée autour de la possession du capital (une action égale un vote), la gouvernance des coopératives est organisée autour de l'individu (une personne égale un vote) indépendamment de l'apport économique de l'individu à la coopérative. Ce n'est pas la seule différence. Les membres des coopératives sont aussi ses clients et les bénéficiaires de ses services. Le surplus économique n'est habituellement pas redistribué, mais il est plutôt investi dans l'amélioration des services.


Au Japon, parmi les 621 coopératives de consommateurs, 158 coopératives ont pour vocation première de servir les foyers par le contrôle de la distribution des produits alimentaires et non alimentaires. Les coopératives de consommateurs emploient plus de 40 000 personnes.


Une des coopératives de consommateurs parmi les plus importantes est le Club des Consommateurs Seikatsu. Elle compte plus de 300 000 membres répartis dans 200 branches localisées dans la presque totalité du pays. Avec un investissement de 240 millions de dollars, elles réalisent des ventes annuelles de plus de 700 millions de dollars. C'est une coopérative engagée pour la santé de l'homme et de l'environnement dont elle tire son nom (Seikatsu = life). Son pouvoir d'achat lui permet d'influencer les pratiques agricoles : pas d'OMG, une utilisation limitée des pesticides, etc.

dimanche 8 janvier 2012

Démographie agricole et Big Business ?

Un article récent de Michiyo Nakamoto dans le FT du 6 décembre 2011 m'a particulièrement intéressé. Cet article pose la question de la démographie agricole au Japon et des solutions que l'on pourrait y apporter pour maintenir la production, voir l'améliorer.



Quel est donc le problème ?

Au Japon, les 42 000 habitants de la ville de Seiyo, sur l’île de Shikoku, sont fiers des productions agricoles variées et de grande qualité de leurs voisins agriculteurs. Mais voilà, 65 % des agriculteurs ont 65 ans ou plus de 65 ans. Et le cas Seiyo, loin d'être un cas isolé, est très représentatif de la démographie agricole japonaise et probablement représentatif de ce qui se passe dans de nombreux pays où l'agriculture reste encore traditionnelle et familiale.

Dans quelques années, si le vieillissement de la population agricole continu, c'est la production agricole japonaise qui sera en danger. Les terres agricoles seront abandonnées, la productivité chutera, etc. Le danger est d'autant plus grand que les concurrents étrangers se sont déjà parfois engagés dans une transformation de leur système agraire, par exemple en augmentant la mécanisation et la taille de l'exploitation.

Quelles solutions ?

Certaines solutions ne sont pas envisageables au Japon où il est difficile d'augmenter la taille des exploitations. Pour identifier quelles seraient les meilleures solutions, le patronat et les industriels japonais ont mis en oeuvre des exploitations expérimentales au sein desquelles le recours aux nouvelles technologies est favorisé (systèmes de contrôle intelligent, robotique, etc.) Mais, derrière ces projets se cache une véritable stratégie des grandes entreprises japonaises qui souhaitent reprendre en main l'agriculture japonaise, laquelle est critique pour la sécurité de ce pays.

Lire l'article sur le sujet dans l'Asahi Shimbun.

Et en France ?

lundi 29 août 2011

De la fourche à la fourchette : des distributeurs automatiques de produits fermiers.

Quel est le futur des distributeurs automatiques dans le domaine de l'alimentation? Certains artisans et agriculteurs parient sur ce mode de distribution. Dans la petite ville de la banlieue de Paris dans laquelle j'habite, un boulanger utilise un distributeur automatique pour les clients qui ne peuvent venir aux horaires habituels. Ainsi, il est mesure d'étendre les heures d'ouverture de sa boulangerie à un moindre coût. Le distributeur automatique opère 24/24 et certains clients plus particulièrement pressés utilisent même le distributeur aux heures de pointe.

Un ami originaire de la Suisse m'a fait part de l'existence de distributeurs automatiques de produits fermiers en Suisse et en Allemagne. Une courte recherche sur internet m'a permis de localiser quelques sites intéressants que je me propose de partager avec vous ici.
Mais, au Japon la gamme des produits alimentaires distribués par des automates est particulièrement large: frites, pizza, etc. Vous trouverez sur YouTube plusieurs exemples donnant un bon aperçu de la flexibilité de cette solution de distribution (Deux exemples ci-dessous)




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