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mercredi 27 janvier 2016

Agriculture domestique : Un élevage de vers de farine !

Un clin d'oeil pour tous mes étudiants qui travaillent sur le sujet de l'agriculture domestique et en particulier pour ceux et celles qui oeuvrent pour nous faire manger des insectes. 


samedi 7 novembre 2015

Consultation Citoyenne de l'Association Nationale des Industrie Agro-Alimentaire (ANIA)

JeanPhilippeGirardCette consultation citoyenne sur l'alimentation est une première. Du 3 novembre 2015 au 3 mars 2016, nous vous donnons la parole car votre voix compte. Pour nous, le pari de vous faire confiance, d'écouter vos attentes de consommateurs est toujours le bon. Nous avons toutes et tous à gagner à ce dialogue. Vos attentes évoluent, nos produits aussi.

Jean-Philippe Girard
Président de l'Association Nationale des Industries Alimentaires


Trois minutes pour répondre.
A transmettre sans modération à vos amis et connaissances.

lundi 7 septembre 2015

La Fracture Alimentaire (France)

Je vous invite à revoir une excellente émission proposé par LCP sur le sujet de la Fracture Alimentaire.

Avec : 
  • Véronique Bellemain, Présidente adjointe du CNA, 
  • Jean-Michel Cohen, Nutritionniste, 
  • Jean-Louis Roumegas, député écologiste de l'Hérault, membre du Groupe d'études "Alimentation et santé" de l'Assemblée Nationale.

La vidéo de l'émission est intégrée à ce billet.


vendredi 12 septembre 2014

Leanne Brown : Son ouvrage "Bien manger pour 4$ par jour"

Leanne Brown
Leanne Brown est une jeune diplômée de l'Université de New York (NYU) où elle a étudié à la Steinhardt School of Culture, Education, and Human Development l'alimentation (food studies). Depuis quelques semaines, elle en est probablement la diplômée la plus connue. Son ouvrage "bien manger pour 4$ par jour" avec plus de 500 000 téléchargements.

Elle a en fait donné corps par cet ouvrage à une idée de thèse de Maitrise. Comment produire un livre de cuisine pour ceux qui ne savent pas s'ils auront suffisamment d'argent en poche pour leur prochain repas ? A priori, un projet au succès très improbable. Comment donner au 46 millions d'Américains qui bénéficient des coupons alimentaires le goût d'une cuisine accessible (moins de 4 $ par jour), bonne au goût et pour la santé... et qui donne de beaux plats ?

Plus qu'une livre de recettes, c'est un livre de cuisine... On y apprend à constituer son garde-manger. Comment cuisiner sans se priver d'épices, d'huiles d'olive ou d'ingrédients de qualité ? Et en prenant du plaisir. 

Comme toutes les personnes ciblées ne sont pas toutes en mesure d'accéder à son livre gratuit sur internet, alors elle a décidé de lever de fonds pour pouvoir en imprimer et les distribuer gratuitement. 

Un beau projet et une source d'inspiration. Pourquoi pas vous ?


* *

mercredi 21 mai 2014

Conférence de la SAF - Alimentation des 18-25 ans ? Quel est le risque de perte de la culture alimentaire ?

3 juin : Alimentation des 18-25 ans : une dérive irréversible ?
Thématiques : Alimentation - Consommation / Agroalimentaire - Agro-industrie

Evénement uniquement réservé aux adhérents à jour de cotisation
Alimentation des 18-25 ans : 
une dérive irréversible ?
Mardi 3 juin 2014
16h00-19h00
 Quel est le risque de perte de "culture" et de repères alimentaires chez les jeunes de 18/25 ans ? Quelles sont les opportunités pour y remédier ? Si une tendance lourde existe, peut-on l'infléchir, la rectifier et si oui comment ?

Pour adhérer ou renouveler votre adhésion, cliquez 
ici !

jeudi 16 janvier 2014

Insécurité Alimentaire, une conséquence de la pauvreté en France....

G. Lassalle
Affaires Institutionnelles
"Dîner entre amis, faire ses courses, ouvrir son frigidaire, aller au restaurant, préparer le repas, nombreux sont les actes liés à l’alimentation accomplis tous les jours. Nous les réalisons naturellement sans nous rendre compte de leur portée. Ils sont pourtant des actes forts du quotidien. Ils construisent notre bien-être et participent activement à créer ce lien social fondamental à l’être humain.

Ne pouvoir accéder en quantité suffisante à une nourriture saine et équilibrée, c’est s’exclure, c’est rompre le lien social, c’est ouvrir la porte aux problèmes de santé et de bien-être...."

Lire la suite de l'article de Gaetan Lasalle sur le site des banques alimentaires. 

jeudi 17 octobre 2013

L'avenir de l'alimentation - Session de formation de Futuribles - 5 décembre 2013 9h00 - 6 décembre 2013 17h30

Vous trouverez sur leur site internet le texte suivant :
"La consommation des ménages et les comportements alimentaires des Français évoluent considérablement sous l’effet conjugué de leurs valeurs et aspirations, de leurs revenus, de leur activité professionnelle, de leur mode de vie…, et de la structure de l’offre alimentaire (lieux de consommation, types de produits…). Ainsi assiste-t-on au développement de produits préparés, de l’alimentation hors domicile, de la déstructuration des repas…

Du côté des consommateurs, outre les inégalités qui subsistent, émergent en même temps, étroitement liées aux comportements alimentaires, des questions désormais essentielles telles que le plaisir, la santé, les exigences nouvelles de qualité et de traçabilité. Du côté de la production et des services, pour chacun des acteurs de la filière (producteurs, industries agroalimentaires, distributeurs…), des transformations s’opèrent aussi.

Cette session de formation a pour objectif de faire le point sur les tendances lourdes et émergentes d’évolution, en termes qualitatifs et quantitatifs, des comportements d’achat et de consommation alimentaires des Français, ainsi que sur les transformations qui peuvent intervenir tout au long de la chaîne de production. Bien entendu, ces analyses seront enrichies de comparaisons internationales.
PROGRAMME
JOUR 1
8h45 - Accueil des participants

9h00-9h30 - Introduction générale et présentation des participants
Bruno HÉRAULT, François de JOUVENEL, Céline LAISNEY

9h30-11h00 - LES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES, MIROIR DU CHANGEMENT SOCIAL
• L’alimentation comme fait social et culturel
• Différences et inégalités, temps et espaces
• L’alimentation dans l’évolution des modes de vie
Bruno HÉRAULT

11h00-11h30 - Pause

11h30-13h00 - LA PROSPECTIVE DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES DES FRANÇAIS : LES TENDANCES LOURDES
• Panorama des données disponibles
• Rétrospective et prospective
• Comparaisons internationales
Céline LAISNEY

13h00-14h30 - Déjeuner en commun

14h30-16h00 - LA PROSPECTIVE DES COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES DES FRANÇAIS : LES PHÉNOMÈNES ÉMERGENTS ET LES RISQUES DE RUPTURE
• Les effets de mode et les faits porteurs d’avenir
• Les facteurs de rupture et les conséquences qui peuvent en résulter
Céline LAISNEY

16h00-16h30 - Pause

16h30-18h00 - L'ALIMENTATION DU FUTUR : LES INNOVATIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES
Gilles TRYSTRAM


JOUR 2

9h00-10h30 - LE LAIT, LES PRODUITS LAITIERS ET LA SOCIÉTÉ À L’HORIZON 2025
UN EXERCICE DE PROSPECTIVE
François BOURSE

10h30-11h00 - Pause

11h00-12h30 - LE RÔLE DES INDUSTRIES AGROALIMENTAIRES• L'évolution du secteur agroalimentaire
• Les nouveaux enjeux
• Les perspectives
Alexander LAW
12h30-14h00 - Déjeuner en commun

14h00-15h30 - LE RÔLE DE LA DISTRIBUTION ET DU COMMERCE
• Les acteurs en présence et leur part respective
• Les comportements et achats
Marine DIGABEL

15h30-16h00 - Pause

16h00-17h30 - LES RISQUES ÉMERGENTS EN MATIÈRE D’ALIMENTATION
• Les risques sanitaires liés aux aliments et à la production alimentaire
• Les risques environnementaux liés à la production alimentaire
• Les enjeux d’aujourd’hui et de demain et l’impact des risques sur les comportements des consommateurs
Cécile WENDLING
17h30-17h45 - SYNTHÈSE ET ÉVALUATION
PUBLICCette formation s’adresse aux responsables de la conception de produits et de services agroalimentaires ou de restauration hors foyer, aux responsables du marketing dans l’industrie agroalimentaire, aux professionnels de la distribution et du commerce, ainsi qu’aux responsables des collectivités territoriales en charge de la restauration collective. Plus généralement, elle s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’évolution à moyen et à long terme des modes de vie des Français, et en particulier à la consommation alimentaire des ménages.

SUPPORTSUn dossier de base sera remis aux participants comprenant la copie papier des principaux supports utilisés ainsi qu’une bibliographie. Ce dossier pourra être téléchargé à l’issue de la formation.
FRAIS D'INSCRIPTION
Les frais d'inscription se montent à 1260 euros hors taxe, soit 1506,96 euros TTC. Ils comprennent la participation à l’ensemble de la formation, les déjeuners et les supports.?Toute inscription multiple permet, dès la 2e inscription, de bénéficier d'une réduction de 10% (remise non cumulable avec les remises dont bénéficient les membres de Futuribles International).?Les membres partenaires de Futuribles International sont dispensés de frais d'inscription (valable pour une personne). Les membres associés bénéficient d'une remise de 50 % (valable pour une personne).
Futuribles International est un organisme de formation agréé. Son numéro d'enregistrement est le 11751653975.  Futuribles International est aussi un organisme de formation agréé par le ministère français de l’Intérieur pour la formation des élus locaux. 

Informations pratiques

  • Lieu : 47 rue de Babylone, 75007 Paris, France
  • Organisateur : Futuribles International
  • Téléphone : +33 (0)1 53 63 37 71
  • Courriel : croels@futuribles.com
  • Site web : http://www.futuribles.com/

mercredi 15 mai 2013

Les insectes : une solution à la crise alimentaire ?

Jean-Baptiste de Panafieu nous a livré un ouvrage intéressant intitulé "les insectes nourriront-ils la planète?" (Éditions du Rouergue.) On y apprend que l'entomologiste Néerlandais Arnold Van Huis, spécialiste de l'entomophagie, compte plus de 1 900 espèces comestibles différentes.


Les insectes représentent une source alimentaire intéressante pour deux raisons. En premier lieu, les insectes sont des recycleurs intéressants de déchets végétaux ou de parties des plantes qui ne sont pas par ailleurs consommées comme aliment, fibre textile ou matériaux de construction. Ils peuvent digérer le bois à l'aide des bactéries et de microorganismes qu'ils abritent dans leur tube digestif. En second lieu, leur composition nutritive est intéressante. Selon la FAO, entre aujourd'hui et 2050, la demande en protéines devrait doubler en raison d'un accroissement de la population et d'un changement de régime donnant une plus grande place aux protéines. Par ailleurs, la production de protéines est aujourd'hui confrontée à des challenges écologiques importants et une possible raréfaction des ressources primaires.


La production industrielle de certains insectes pourrait trouver une place intéressante dans la chaine alimentaire, entre le déchet végétal et une autre espèce animale. En aquaculture, la mouche noire pourrait ainsi servir de nourriture aux alevins de poissons. En France, la société Ynsect est positionnée sur le créneau de l'alimentation animale industrielle par les insectes.

Lire également mes précédents billets sur ce sujet :


  

mardi 30 avril 2013

Nouvelles tendances de consommation (3) : Des emballages innovants au quotidien !


Comment les emballages alimentaires s'adaptent ils aux évolutions de notre société ? 

L’industrie agroalimentaire est la première utilisatrice d’emballages. 

Au départ conçus pour conserver et transporter les aliments tout en les protégeant, les emballages alimentaires endossent désormais de nouveaux rôles et deviennent de véritables atouts Marketing (ouverture pratique, emballage 100% recyclable…): 4% du Chiffre d’Affaires annuel des fabricants d’emballages alimentaires serait ainsi consacré à la R&D !  

Les innovations développées ces dernières années par l’industrie de l’emballage ont ainsi permis aux emballages alimentaires de développer de nouvelles fonctions et de s'adapter peu à peu à nos modes de consommation. 

An allant faire un tour à l’exposition sur les emballages alimentaires au musée des Arts & Métiers à Paris, vous pourrez découvrir les innovations développées ces vingt dernières années dans l’industrie de l’emballage. 

Voici en quelques lignes les principaux enseignements de cette exposition concernant les nouvelles fonctions de l'emballage alimentaire  :

1. Contribuer à la protection de l’environnement = 
Des emballages plus légers et plus verts ! 

Les fabricants d’emballages ont  considérablement réduit le poids des emballages alimentaires, pour des raisons économiques, mais aussi écologiques en limitant l’utilisation de ressources naturelles.

Ainsi, en 20 ans :

  • Le poids moyen d’un emballage a diminué de 25% pour les emballages en carton, et de  20 à 70% pour les emballages en plastique (selon les produits)
  • Les canettes sont emballées avec 80% de métal en moins
  • Le poids d’une bouteille en verre de vin est passé en moyenne de 570g à 375g

De même, les emballages sont aujourd’hui en majorité composés de matériaux recyclés réalisés à partir de déchets issus de la collecte sélective : Les emballages en métaux et en verre offrent un recyclage infini, en revanche les emballages en carton et en plastique ont un nombre de cycle limité en raison des matériaux qui  se dégradent. 

Avec l’épuisement des ressources pétrolières, le développement d’alternatives au plastique représente un défi particulièrement important pour les fabricants. Le développement de plastique « biosourcé », composé de polymères d’origine végétale 100% renouvelable représente aujourd’hui un véritable espoir dans cette lutte en faveur de l’environnement.



2.  Répondre aux nouvelles tendances de consommation = 
Des emballages simples à utiliser et prêts à l'emploi !

Les consommateurs sont en attente d’emballages innovants, facile à utiliser afin de leur simplifier la vie: becs verseurs, ouverture facile, bouchons à vis, couvercles clipsables, et zip ont ainsi envahi nos rayons. Grâce à ces "petits plus", les emballages deviennent aujourd'hui de véritables arguments de vente marketing auprès des consommateurs. 

Les emballages se sont également adaptés aux nouvelles tendances à de consommation du 21ème siècle, à savoir nomadisme et alimentation individuelle : portions unidoses, emballages réchauffables au micro-ondes….




3.  Donner des informations sur les produits = 
Des emballages « intelligents » !

Grâce à la généralisation du code barre dans les années 1980, les emballages communiquent des données sur les produits et assurent leur traçabilité depuis une trentaine d'années. La R&D est actuellement très axée sur le fait de rendre les emballages "intelligents" c'est à dire de les rendre vecteur d'information auprès des  consommateurs.

Les industries d'emballages ont récemment développé une technologie dite «Indicateur Temps Température » (ITT) : il s’agit d’une étiquette qui permet de signaler une éventuelle rupture dans la chaîne de froid et ainsi de prévenir en cas de risque d’intoxication alimentaire.


De même, le développement des QR codes ces dernières années, désormais très présents sur nos emballages, permet aux industriels de communiquer auprès des consommateurs par l’intermédiaire de l’emballage et d’assurer ainsi un rôle de transmission d’information.

4. Assurer la conservation maximale des produits = 
Des emballages « actifs » !

L’une des fonctions primaires de l’emballage est la conservation des produits. Aujourd'hui, les efforts d’innovation sont concentrés sur la création d’emballage dits "actifs", c’est-à-dire qui modifient l’environnement interne du contenant afin de conserver plus longtemps le produit. Des agents chimiques introduits dans l’emballage permettent en effet d’assurer une fonction anti-microbienne ou d’absorber l’humidité contenue dans les aliments.

Par exemple le « sachet fraicheur » de la salade en sachet est en fait un sachet à atmosphère modifié car il contient un mélange de gaz empêchant le développement de bactéries.  

A noter : Depuis 2004, les emballages actifs sont strictement encadrés par la législation européenne.



dimanche 2 décembre 2012

Lutter contre le gaspillage alimentaire

Bruno Lhoste, auteur de la « Grande (sur-) bouffe », pour en finir avec le gaspillage alimentaire, pose l'équation du gaspillage alimentaire qu'il résume en un mot : TROP!  Nous cuisinons TROP par rapport à ce que nous mangeons ! Nous achetons TROP par rapport à ce que nous cuisinons ! Les distributeurs achètent TROP par rapport à ce qu'ils vendent ! Les producteurs produisent TROP par rapport à ce qu'ils vendent ! C'est effectivement ce que l'on appelle le gaspillage ! Bruno Lhoste nous apprend que c'est en fait 180 % des besoins nutritionnels de la population française qui sont commercialisés.

Le constat est déjà bien connu en France comme à l'étranger (lire deux de mes billets : les données du gaspillage alimentaire en France, les données du gaspillage alimentaire aux USA). Au gaspillage alimentaire, on peut ajouter celui de l'eau.

Bruno Lhoste propose, dans la revue l'écologiste, « trois principes qui, appliqués simultanément, peuvent créer des boucles vertueuses territoriales » (?)

P comme Proximité : elle vise à relocaliser la majeure partie de la production et de la transformation alimentaire.

Q comme Qualité : elle vise à consommer moins, mais mieux et à améliorer sa santé sans se ruiner.

S comme Solidarité : elle est un nouveau mode de collaboration entre les acteurs de la filière, passant par une meilleure compréhension des besoins de chacun.

Ces trois principes, nous apprend Bruno Lhoste, se matérialisent déjà au travers des AMAP, du réseau biocoop, du slowfood... 

Personnellement, je reste sur ma faim ! Que certaines organisations de filières entre les producteurs et les consommateurs soient plus efficientes que d'autres, cela me semble une évidence. Nos grands-parents ne jetaient absolument rien (ou presque) ! Ils prélevaient les quantités dont ils avaient besoin directement dans leur jardin (circuit ultra court). Le surplus du jardin était probablement offert aux voisins ou bien mis en conserve. Les pertes étaient nulles. Ils disposaient aussi de beaucoup de temps et, avec l'exposition au grand air, leurs appétits n'étaient pas négligeables. Et puis les poules, les lapins, les chiens et les chats étaient un excellent moyen de recycler les épluchures et les surplus de la table. En attendant ce retour vers le passé qu'elles sont les solutions pour nous qui sommes en majorité urbains. Souvent les solutions proposées ne prennent en considération que la composante alimentaire de notre vie sans s'occuper des autres.

Peut-on généraliser des solutions qui aujourd'hui semblent très marginales ? Si oui, comment y parvenir ?  Quelles sont les autres alternatives ? Voici des questions pour lesquelles nous aimerions disposer de bonnes réponses !


        

vendredi 2 novembre 2012

Le sport bientôt remboursé par la sécurité sociale ?

Les média se font l'écho d'un texte de Jacques Bazex, Pierre Pène, Danièle Rivière et Michel Salvador et intitulé « Les activités physiques et sportives : la santé, la société ».  L'Académie Nationale de Médecine proposerait la prise en charge du sport santé par l'assurance-maladie et les mutuelles. La pratique du sport, sous certaines conditions, est bénéfique à tout âge pour la santé. Elle augmente l'espérance de vie en bonne santé, retarde la dépendance et elle constitue souvent un complément thérapeutique efficace.

Quelques règles à respecter :

  1. L'activité physique ou sportive devra être régulière (hebdomadaire) 
  2. Elle devra être raisonnée (% de l'activité physique maximale selon la personne)
  3. Finalement, elle devra être raisonnable (mettre à l'abri des accidents et des blessures)
Ces trois Règles qui forment un triptyque en 3 R (régulière, raisonnée, raisonnable) pourraient nécessiter une consultation auprès d'un médecin afin de déterminer quelle pratique sportive sera optimale et valider les résultats de la pratique.

En avril 2008 j'avais publié dans Perspectives en Agroalimentaire un cahier intitulé "Obésité : vers un système de bonus - malus ?" dans lequel j'évoquais les différentes incitations économiques mises en oeuvre dans plusieurs pays pour améliorer la santé de leurs citoyens et pour maintenir l'équilibre de leur système de santé, qu'il soit privé, public ou mixte. (Vous pouvez lire le cahier en suivant le lien ci-dessus dans google drive et le télécharger) Le déséquilibre économique durable d'un système de santé est presque toujours préjudiciable aux moins favorisés. Il convient pour maintenir le bon fonctionnement du système collectif de santé de favoriser les comportements, sportifs ou alimentaires, les plus vertueux. Les propositions de Jacques Bazex, Pierre Pène, Danièle Rivière et Michel Salvador sont un pas intéressant dans la bonne direction et en ligne avec les attentes du gouvernement actuel qui cherche à promouvoir le recours aux thérapeutiques non médicamenteuses.



  

mercredi 30 mai 2012

Manger coûte cher - Objectivons donc les choses !

Je suis parfois admiratif des travaux des Américains. Il y a quelques jours, je présentais sur ce blog une partie de leurs recherches sur le prix des aliments. Aujourd'hui, je vous propose d'explorer une autre partie de leurs travaux : le prix d'une alimentation équilibrée.

Depuis 1994, le ministère de l'agriculture américain calcule le coût d'achat d'une alimentation équilibrée, moins après moins. Le système actuel a été mis en oeuvre en 2006-2007. Les calculs ne prennent pas en considération les repas achetés et consommés à l'extérieur du foyer. Mais quatre « plans » alimentaires sont utilisés selon le prix des aliments incorporés : formule économique, formule à faible coût, plan à coûts modérés et plan « libéral »). Les calculs sont effectués pour toutes les classes d'âge et les deux sexes. Ils prennent en considération deux types de familles : les familles de deux et les familles de quatre personnes pour différentes compositions d'âge. On retiendra que le plan à faible coût correspondrait en France à une bonne maîtrise du budget alimentaire de la famille alors que le plan « libéral » correspondrait à des dépenses sans contraintes, mais sans excès. Dans tous les cas, les formules alimentaires choisies sont équilibrées sur le plan nutritionnel et elles sont diversifiées.

Ces différentes formules sont utilisées dans plusieurs cas. La formule économique sert de base à la politique de distribution des coupons alimentaires. Les plans alimentaires faibles coûts, coûts modérés et « libéral » sont utilisés par les avocats lors d'un divorce pour fixer le montant de la pension alimentaire et plus généralement par les systèmes judiciaire et exécutif.

Au-delà des données chiffrées, ces informations permettent d'objectiver les choses. Ce n'est malheureusement pas le cas en France où l'information est souvent réduite à quelques maigres données dont le sens reste souvent caché pour l'homme de rue. Les Français alloueraient, parait-il, 14 à 15 % de leur budget à l'alimentation. So what ! (Et alors !) Ainsi aux USA, les débats sont sensiblement différents de ceux qui animent l’hexagone. On cherchera à s'assurer que tous les citoyens américains, quartier par quartier, ont bien accès à la formule alimentaire à faible coût, qu'ils connaissent la pyramide alimentaire (aujourd'hui l'assiette). Il y a certes quelques controverses aux USA autour du prix de l'alimentation. Mais elles restent confinées aux discussions privées, car elles pourraient apparaître comme politiquement incorrectes et les débatteurs seraient probablement mis à l'index. Parfois, elles font irruption dans la sphère publique, pour aussitôt disparaître. En effet, certains suggèrent que si de nombreux Américains sont obèses c'est justement parce que le prix de l'alimentation est trop faible aux USA. Une thèse qui tranche avec celle qui domine dans notre pays où l'on pense souvent que les aliments bons pour la santé sont inabordables.

Certains estiment de l'autre côté de l'Atlantique qu'il conviendrait alors de taxer lourdement tous les aliments dont le profil nutritionnel n'est pas bon et qui, d'un faible prix, sont consommés en abondance. Mais cette approche n'est pas en accord avec l'idée que d'autres Américains se font de la justice. Il conviendrait de taxer directement ceux qui sont en surcharge pondérale. En effet, pourquoi faire payer l'addition à tous ceux qui consomment ces produits avec modération ? Chacun est libre de ces choix ! Et chacun doit donc en supporter seul la responsabilité. Le concept de « déterminisme » ne me semble pas posséder la même force ici et là-bas. Le déterminisme ici est remplacé par les facteurs déterminants là-bas, facteurs qui exercent une influence statistiquement significative.

On découvrira qu'au mois d'avril 2012, un couple avec deux enfants (6-8 et 9-11 ans) devait dépenser un minimum de 820 $ (650 €) par mois pour se nourrir de manière équilibrée. Le coût du plan « libéral » était lui de 1300 $ (1040 €).

lundi 16 avril 2012

Art Et Alimentation : Le déjeuner sur l'herbe de E. Manet / Alejandra Zapata

Alejandra Zapata est une jeune artiste Mexicaine qui s'adonne, entre autres, à la reproduction (re-produccion) d'oeuvres réputées. Son déjeuner sur l'herbe évoque celui de E. Manet qui est reproduit ci-après. Les produits que les convives partagent ne sont plus les mêmes. Les chips ont remplacé les fruits...




mardi 10 avril 2012

Les supermarchés Whole Foods : Changer en 28 jours son alimentation

La chaîne américaine de supermarchés Whole Foods propose aux internautes qui souhaitent adopter un bon régime alimentaire un programme de 28 jours.

Chacun des 28 jours, Whole Foods propose aux internautes des recettes pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le diner, variées et agréables. Pour des questions de praticité certaines recettes seront préparées en grand volume, afin d'être stockées pour être réutilisées les jours suivants.

Sur le site du programme, les internautes trouveront également les 4 principes d'une alimentation saine selon Whole Foods : Whole Food, Plant-Stong, Healthy-Fats & Nutrient Dense (utiliser des produits non élaborés, beaucoup de produits d'origine végétale, faire attention à l'origine et au type de matière grasse et à la densité nutritionnelle). On y trouve également, de très nombreux conseils et petits trucs pour réussir les recettes qui sont proposées (dont certaines sous la forme de vidéo).

Une idée intéressante! à découvrir (voir le site)

mardi 14 février 2012

Les Palmes de L'Alimentation récompensent des produits responsables

Un nouveau logo arrivera prochainement dans les linéaires, afin d'aider les consommateurs à acheter "plus responsable".

Les Palmes de l'Alimentation proposent de récompenser les produits responsables en termes d'alimentation. La "responsabilité" des produits sera jugée sur trois critères :


- la nutrition (ne sont gardés que les produits ayant les meilleures compositions nutritionnelles)


- la pédagogie de communication (sur les procédés de fabrications ou les intérêts nutritionnels du produit)


- les engagements durables et citoyens (jugés en fonction de ce qui est fait par l'entreprise et ce qui a le plus de sens pour le consommateur, selon des pannels indépendants).

Seul le meilleur produit de sa catégorie se verra, peut-être, récompensé. Peut-être car il ne suffit pas d'être meilleur que les autres ou le seul produit en lice dans sa catégorie pour gagner. En effet, il faudra obtenir en plus une note minimale.

Les candidatures sont en cours (jusqu'au 26 avril 2012).

Une nouvelle étape dans la démarche de signalisation des produits responsables dans les linéaires, mais un nouveau logo qui risque de perdre un peu plus le consommateur ...





mardi 31 janvier 2012

Participer à l'étude NUTRINET SANTE


Coordonnée par l'unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (U 557 Inserm/ U 1125 Inra / CNAM /Université Paris 13) l'étude NUTRINET SANTE a pour objectif de mieux évaluer les relations entre la nutrition et la santé et de comprendre les déterminants des comportements alimentaires. Sa finalité est d'établir des recommandations nutritionnelles permettant de prévenir le risque de maladies et d'améliorer la qualité de la santé de la population actuelle et des générations futures.

Cette étude sera réalisée sur une cohorte de 500 000 Français qui seront suivis pendant 5 ans. Les « nutrinautes » (les participants à l'étude) seront interrogés par internet régulièrement. Outre 5 questionnaires qui seront complétés annuellement, les chercheurs adresseront régulièrement de courts questionnaires aux nutrinautes par email et les tiendront informés de l'état d'avancement de l'étude. Toutes les conditions de confidentialité et de sécurité informatique et physique des données sont assurées.

Le 16 janvier 2012, 211 629 Nutrinautes s'étaient inscrits, dont la moitié environ avait moins de 45 ans.

Engagez-vous !

Votre participation bénévole permettra d’aider la recherche médicale dans le domaine de la prévention nutritionnelle des maladies, sans que cela vous prenne beaucoup de temps !

jeudi 29 décembre 2011

Des insectes comestibles (1)

Depuis plusieurs années déjà la FAO s'intéresse aux insectes comestibles. En fait pour 2,5 milliards de personnes se nourrir d'insectes est aussi commun que manger de la viande ou du poisson, nous apprend la FAO. Certains, comme les larves de charançon ou les termites sont considérés comme des mets de choix !

La FAO nous apprend également que plus de 1 000 espèces d'insectes sont régulièrement consommées, principalement dans les pays en voie de développement.

Plusieurs études montrent que les insectes sont, du point de vue des aspects nutritionnels, une excellente source alimentaire. La valeur nutritive des insectes dépend de plusieurs paramètres tels que la variété, l'habitat, le stade de développement de l'animal et la méthode de préparation. Les insectes peuvent être considérés comme une très bonne source de protéines, de matières grasses, d'énergie, de vitamines et de minéraux. Cependant, leur richesse en chitine semble avoir des effets négatifs sur la santé, essentiellement par la formation de calculs des voies urinaires. Mais cet effet pourrait être confondu avec ceux associés à la malnutrition ou à un désordre métabolique.

Alors que la plupart des insectes sont récoltés dans les espaces forestiers, on voit apparaître des fermes, comme celle présentée dans la vidéo ci-dessous.




mercredi 31 août 2011

Des robots abeilles bientôt sur le marché ?

Albert Einstein prédisait, parait-il, une fin rapide de la vie sur terre si les abeilles venaient à disparaître. Sa prédiction va-t-elle se réaliser ? Cette prédiction et l'augmentation de la prévalence du syndrome d'effondrement des colonies au cours de la dernière décennie peuvent nous laisser penser que l'avenir de la planète terre ne se présente pas sous de très bons auspices. Plusieurs initiatives ont été prises pour nous assurer un avenir plus optimiste. Certaines visent à mieux comprendre le syndrome d'effondrement des colonies afin de s'en extraire. D'autres cherchent à mettre en place des solutions de substitution.

Des chercheurs français de l'INRA et du CNRS et leurs collègues allemands de l'UFZ ont estimé que la valeur des services rendus par les abeilles est de l'ordre de 150 milliards d'euros pour l'année 2005. Cette somme représente par ailleurs 9 % de la production agricole alimentaire mondiale. On comprend mieux l'intérêt que pourrait avoir sur le plan économique le développement d'une solution de substitution. C'est ainsi que l’école des sciences appliquées et de l'ingénieur de l'université Harvard aux États-Unis cherche à mettre au point des abeilles robotisées. Le projet ROBOBEES a des objectifs ambitieux qui vont de la pollinisation autonome à la surveillance militaire en passant par l'observation dans des environnements dangereux ou pour la cartographie à très haute résolution.

Les chercheurs de l'université d'Harvard tentent de mimer les abeilles selon trois dimensions :

  • Les caractéristiques physiques,
  • Les aptitudes cognitives,
  • Le comportement et plus particulièrement le comportement collectif. Ce dernier est particulièrement important puisque les performances des abeilles reposent, parait-il, sur la collaboration de tous les membres de la ruche.
Pour en savoir plus :



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